Quand la souffrance au travail ou le burn-out rencontre le système digestif!

Les plaintes digestives peuvent souvent être des manifestations d’une souffrance au travail ou d’un burn-out.
L’axe intestin-cerveau est en effet un système de communication bidirectionnel permettant aux microbes intestinaux de communiquer avec le cerveau et à ce dernier d’envoyer des signaux à l’intestin. Le nerf vague et les mécanismes d’échange entre le cerveau et le système digestif paraissent avoir un rôle dans le maintien de l’homéostasie mentale. L’influence de l’axe intestin-système nerveux central sur le syndrome du colon irritable est bien démontré. Le stress est donc une voie commune entre le syndrome du colon irritable et la santé mentale. C’est ainsi que des troubles comme par exemple la #depression, le #burnout peuvent se manifester par des troubles digestifs. Pour rappel l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien souvent désigné par HPA pour hypothalamo-pituitaire-adrénergique permet la communication entre le SNC et le système endocrinien. Il intervient dans la régulation des émotions au travers du contrôle de la libération de l’hormone du stress. Les troubles émotionnels reflètent un déséquilibre de cet axe. Assurer un bonne santé digestive serait une voie avantageuse dans la thérapeutique des troubles liés au stress comme le l’épuisement professionnel ou le burn-out avec son cortège de souffrances. Réf: 1) Les faces cachées du burn-out: Burn-in, bore-out et burn-out, faire face à la souffrance au travail, Celestin, Interéditions 2) Psycho média février 2020,
#burnout #stress #travail #digestif

Light drinking may protect brain function – Neuroscience News

Une consommation faible de boissons alcoolisées aurait un effet positif Sur les fonctions cognitives! On suppose bien sûr avec grande modération! #emotion #cognition #stress

Light to moderate weekly alcohol consumption during middle age could help preserve brain function as we get older. Compared to non-drinkers, those who had a drink or two a day tended to have better performance on cognitive tests over time.
— À lire sur neurosciencenews.com/light-drinking-brain-function-16598/amp/

Angela Merkel: «Abattez les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit!» – Le Temps

Une réflexion intéressante de Angla Merkel sur la nécessité d’abattre les murs de l’ignorance. C’est assez rare de nos jours d’entendre des propos aussi  intelligents et généreux de la part des politiques! 

OPINION.
— À lire sur www.letemps.ch/opinions/angela-merkel-abattez-murs-lignorance-letroitesse-desprit

Racisme et position dominante! Une mise en lumière de Danny Laferrière par ces temps troubles :

« LE RACISME EST UN VIRUS » Tribune de Dany Laferrière

Bon, soyons clair, le racisme naît, vit et pourrait même mourir un jour. Il est contagieux, et se transmet d’un être humain à un autre. Toutefois sa rapidité de contagion varie selon le lieu ou la situation. On peut d’ailleurs créer de toutes pièces des situations qui augmenteraient sa vitesse et sa puissance, alors que d’autres la diminueraient. À certains moments on annonce de nouvelles vagues à l’horizon. On s’en étonne alors que des signes avant-coureurs avertissaient de l’imminence du danger. Le chômage, la misère, la violence urbaine, l’absence de courtoisie, sont des agents capables d’accélérer son éclosion dans un lieu où sa présence était embryonnaire. Mais le racisme a cette particularité de ne jamais naître à l’endroit où on se trouve. C’est un virus qui vient toujours d’ailleurs. Si le chômage fait soudain rage, on pointe alors du doigt les nouveaux venus qui conservent en eux, semble-t-il, ce gène de la misère qui permet au racisme de féconder. C’est en voyant un malade qu’on apprend l’existence du virus, sinon il reste invisible. Ce qui fonde l’idée que le malade est responsable de la maladie. Si le Blanc pense que c’est avec le Noir que ce virus est arrivé en Amérique, le Noir croit, lui, que c’est la cupidité du Blanc à vouloir exploiter son énergie qui le garde encore vivant. Il n’y a pas de Noir sans Blanc comme il n’y a pas de Blanc sans Noir. Chacun devant son existence à l’autre. Voilà un nouveau produit identitaire aussi américain que le hamburger. Une identité créée par un virus. On aimerait assister à cette naissance en laboratoire. Quant aux Amérindiens ils sont encore en confinement dans les réserves.

LE MOMENT HISTORIQUE

On se demande quand tout a commencé en Amérique ? Il y a 400 ans avec le commerce d’esclaves. Les premiers bateaux négriers sont arrivés à ce moment-là sur les côtes d’Amérique. Cela peut sembler lointain, mais sur un plan historique c’était hier. Les petits-fils d’esclaves font tout pour se rappeler « ces siècles sanglants » tandis que les petits-fils de colons font tout pour les oublier. On ne pense pas toujours à la même chose au même moment. On peut faire remonter la conception du virus quand L’Europe s’est mise à fantasmer sur cette énergie gratuite et inépuisable : la force de travail de l’esclave. Le but c’est l’argent. Faire travailler les autres gratuitement, avec droit de vie et de mort sur eux. On trouve encore des gens aux États-Unis qui pensent avec nostalgie à cette époque. Je dis États-Unis parce que les derniers événements s’y sont déroulés, mais je souris de voir l’Europe s’étonner de la violence du racisme américain, oubliant qu’elle était à l’origine de toute cette histoire. C’était la première pandémie puisque au moins trois continents étaient impliqués : l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

LE MYSTÈRE

Il y a un point qui reste mystérieux : le racisme est capable d’apparaître dans les régions les plus reculées, là où il n’y a ni misère, ni chômage, ni même un Noir. On croyait pourtant connaître son mode de fonctionnement. Son territoire est-il illimité ? Son temps, infini ? Il y a tant de choses qu’on ignore dans le comportement du virus. On navigue à vue. La seule évidence c’est la souffrance qu’il produit sur un seul groupe : les Noirs. On serait étonné de la diversité des études faites sur le comportement du virus. Par exemple : Le virus peut-il passer de l’homme à l’animal ? On pourrait le croire en voyant dans le sud des États-Unis, il n’y a pas si longtemps, des endroits publics où c’est affiché : « interdits aux Nègres et aux chiens ». On pourrait croire que c’est la fantaisie d’un chercheur en laboratoire, en réalité cela fait partie d’un processus de déshumanisation.

LA DÉSHUMANISATION

Pour que l’esclave puisse accepter sa condition de bête de somme cela requiert une participation de tous les corps de métier qui ont une certaine influence sur la société. L’élite politique, intellectuelle et religieuse de l’époque s’est engagée à convaincre l’esclave qu’il est à sa place dans l’organisation de la société coloniale. Ce qu’il est ? Une simple marchandise qu’on cherche à vendre au plus offrant. L’église lui fait comprendre que tant de souffrance sera récompensée par une place certaine au paradis. Un article du Code Noir qui régit tous les aspects de la vie de l’esclave stipule que « le Nègre est un bien meuble ». On est en plein siècle des lumières. Pourtant l’esclavage va fleurir durant cette époque de haute philosophie et de progrès scientifique. On se demande même si le Noir possède une âme. On remarque alors que plus le virus s’installe, plus la police se croit puissante. Une fois qu’il est là c’est difficile de l’extirper du corps. On cherche ou on fait semblant de chercher un vaccin pour le tuer. Ce vaccin-là c’est le siècle des lumières qui le propose avec l’idée du progrès dans tous les domaines. La révolution française a tenté un bref moment de tordre le cou à l’esclavage (« périssent les colonies plutôt qu’un principe ! » Robespierre sur l’esclavage). Mais en fait, c’était sans compter sur la pièce maîtresse : l’argent. Car tout le monde cherche à s’enrichir par la traite négrière. Même les philosophes – Voltaire en tête – possédaient des actions à la Compagnie des Indes.

L’ARGENT

C’est l’argent qui a permis au virus de se propager. Il se nourrit du désir insatiable de l’homme de s’enrichir à peu de frais. Des ouvriers qu’on n’a pas à payer. Aux États-Unis, Abraham Lincoln croit que l’esclavage ne va pas avec son projet d’une Amérique nouvelle. Guerre de sécession. Le Nord gagne. Massivement les Noirs montent au nord pour devenir des salariés. On déchante rapidement. Les anciens esclaves devenus ouvriers avaient maintenant un salaire, mais ils travaillaient presque autant qu’avant et devaient vivre dans des taudis à rats qu’ils payaient cher. Ils découvrent que l’ouvrier est un esclave qui règle lui-même ses factures. Mais sa condition n’est pas si différente de celle d’avant. Le problème reste entier. L’esclavage est dur, mais le capitalisme n’est pas une plaisanterie non plus. Le Nord est un Sud exempt de culpabilité. Le virus s’adapte rapidement à la nouvelle situation. Pour toucher du doigt le problème il faudrait mettre le Blanc (Nord et Sud) sur le divan du docteur Freud car le virus s’est caché si bien dans les replis du corps social qu’il est impossible de le débusquer. Au point que le raciste se demande de quoi on l’accuse. Un peu comme quand le violeur se met à croire que c’est la petite fille qui l’a provoqué.

LA DISTANCIATION SOCIALE

Si l’Afrique du Sud l’a perfectionné avec l’Apartheid, l’Amérique avait compris longtemps avant qu’il fallait une distance sociale. Étrangement cette fois, la distanciation sociale permet au virus de garder sa vigueur. Rapidement les États du Sud ont mis en place un système sanitaire qui écarte dans tous les actes de la vie quotidienne le Blanc du Noir. Il ne fallait pas qu’ils soient ensemble dans la même pièce, ni qu’ils passent par la même porte pour entrer dans un lieu public ou privé (les Noirs par la porte de derrière, les Blancs par la porte de devant). Il ne fallait pas qu’ils fréquentent les mêmes bars sauf s’il y a deux entrées et deux salles qui ne communiquent pas. Ils ne mangeaient pas, ne dansaient pas, ne dormaient pas dans la même maison (la maison des maîtres, et au fond de la cour les baraques des esclaves). Les règles étaient strictement observées à l’époque car les châtiments étaient lourds. C’était aux Noirs de se tenir à distance. Le Blanc pouvait circuler partout, même dans la case du Noir, mais c’est à ce dernier d’éviter de se trouver sur son chemin, même s’il le trouve avec sa femme.

UN VIRUS PARTICULIER

Je ne sais pas par quel étrange raisonnement on a conclu que le virus du racisme n’était pas chez le Blanc mais chez le Noir, qu’il n’était pas chez le Maître mais chez l’esclave. Comme on a cru que la femme était responsable de son viol. C’est pour cela qu’on a mandaté la police de protéger le Blanc du Noir. Car c’est de sa faute si le Blanc est raciste. On ne lui reproche rien d’autre que d’être noir. Des penseurs ont affirmé que n’importe qui peut être raciste. N’importe qui peut être un salaud ou un tueur, mais le racisme est un virus particulier. Il a besoin d’un porteur qui se croit supérieur à tout autre individu différent de lui, tout en pensant que le Noir est au bas de l’échelle. Il faut qu’il soit aussi membre d’un groupe puissant et dominateur. Il faut surtout qu’il croie que sa supériorité remonte à des temps immémoriaux. D’un autre côté, le système doit faire en sorte que le Noir accepte ce bouquet de privilèges comme une évidence. Résultat : quand un Blanc croise un Noir, même dans cette Amérique, il sait qu’il y a quelques siècles cet homme aurait été son « bien meuble ». Pour le test : si vous échouez à répondre à ces questions c’est que vous n’avez pas le virus.

LES PORTEURS SAINS

Pendant longtemps on a cru que le raciste ressemblait à ces hommes qui portent des cagoules pointues et de longues robes blanches pour se réunir la nuit sous de grands arbres avec des torches et une croix en flammes. Ils font des discours haineux qui affirment la suprématie des Blancs. Plus tard, on a cru aussi que la nouvelle génération était formée de jeunes punks racistes au crâne rasé et au regard aussi pointu que leur couteau qui monologuent un sabir fait de borborygmes qu’ils accompagnent de saluts nazis en vendant de vieux exemplaires de Mein Kampf. On sait aujourd’hui que le virus a atteint presque tout-le-monde après quatre siècles. Et que la plupart des porteurs sont sains, c’est-à-dire qu’ils l’ont mais n’en souffrent pas. Le pire c’est qu’ils peuvent le transmettre. Supposons que nous en sommes tous atteints : ceux qui subissent comme ceux qui infligent, et qu’il n’y a pas de guérison possible sans un effort collectif. Vous avez vu l’énergie et l’argent dépensés pour l’autre virus, et cela même sans espoir d’une éradication totale. Si nous mettons le même effort, même s’il faut bloquer un moment le système, pour éradiquer une fois pour toutes ce virus du corps humain. Juste un effort pour détruire le virus, sans le relier à une race, ou à un passé même sanglant, même injuste. Ce sera un très lent processus, mais si nous réussissons nous aurons l’impression d’être moins idiots et de pouvoir rire en racontant plus tard aux enfants qu’il y a à peine quelques décennies le monde était divisé en races et qu’un individu pouvait mourir à cause de la couleur de sa peau.

Dany Laferrière de l’Académie française

photo Dany Laferrière © Chrystel Dozias
La vie de Dany Laferrière se résume en un bouquet au parfum de cinq villes. Né à Port-au-Prince, il a passé son enfance avec sa grand-mère à Petit-Goâve puis s’est exilé à Montréal où il a publié tous ses livres. Il a fait un long détour par Miami avant d’aller à Paris, où il siège à l’Académie française. Depuis son premier roman paru en 1985 il a construit une oeuvre patiente et puissante qui illumine les nuits des lecteurs du monde entier.

Dany Laferrière: « La question du racisme c’est la question de tout le monde, oui »

Alors que la vague d’indignation suscitée par l’assassinat de George Floyd s’étend à travers le monde, entretien avec l’écrivain et Académicien Dany Laferrière, qui fait paraître deux ouvrages, « L’Exil vaut le voyage » (Grasset) et « Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo » (Mémoire d’encri[…]
— À lire sur www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/invite-culture-des-matins-du-samedi-2-du-samedi-06-juin-2020

Un regard interpellant !

#stopRacisme #stopIgnorance #vivreEnsemble #empathie

Stress et racisme

twitter.com/celestinlp/status/1267063566110199810

La triste actualité aux USA nous illustre un aspect sombre de notre humanité! #BLACK_LIVES_MATTER #mineapolis #santé #stress #burnout #Emotions #France #usa #diversité #resilience

Le racisme est un déterminant social de la santé et crée un stress toxique chez les enfants, les familles qui affecte leur santé. Les emits ne seront pas en mesure d’atteindre leur plein potentiel si nous n’empêchons ces expériences pour tous les enfants -dans la vie quotidienne.

Face au coronavirus: les troubles anxieux et burn-out chez les internes des hôpitaux: …Covid-19 : un interne sur deux présente des signes d’anxiété, un sur trois fait état de stress post-traumatique | Le Quotidien du médecin

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Covid-19 : un interne sur deux présente des signes d’anxiété, un sur trois fait état de stress post-traumatique
PAR SOPHIE MARTOS – PUBLIÉ LE 22/05/2020

Crédit photo : S. Toubon
La crise du Covid-19 va laisser des traces chez la jeune génération de médecins. Selon les premiers résultats d’une enquête* menée par l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI), 47,1 % des internes présentent des symptômes d’anxiété.

18,4 % font état de symptômes dépressifs et 29,8 % de stress post-traumatique. Parmi les internes ayant déclaré des signes d’anxiété pendant la crise, on retrouve ceux en médecine générale (51 %), en spécialités chirurgicales (50 %), en spécialités médicales (47 %) ainsi que les internes en psychiatrie (44 %) et en médecine d’urgence, anesthésie et réanimation (38 %). Parmi les jeunes médecins ayant exprimé le plus de signes dépressifs pendant la crise, on retrouve là encore les internes des spécialités chirurgicales (23 %), ceux en médecine générale (22 %) et en médecine d’urgence ou anesthésie-réanimation (15 %).

Le syndicat a également comparé ces résultats à l’étude sur la santé mentale des jeunes menée en 2017 avec d’autres structures (ANEMF, ISNAR-IMG, et ISNCCA, ex-Jeunes médecins) et, pas de doute, ils montrent « une augmentation de la fréquence des symptômes » (voir tableau ci-dessous).

Ainsi, le nombre d’internes ayant déclaré des symptômes d’anxiété a fortement augmenté entre 2017 et 2020, notamment en médecine d’urgence et anesthésie-réanimation (+16 %) et en médecine générale (+14 %). Même constat pour les symptômes de dépression : +18 % dans les spécialités médicales et médecine d’urgence, anesthésie et réanimation, +17 % en médecine générale et +13 % en chirurgie.

« Ces résultats montrent un impact très péjoratif de l’épidémie de Covid sur la santé mentale des internes en médecine. […] L’épidémie a été très anxiogène. L’arrivée d’un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prise en charge de patient dans un état grave, la surcharge de travail, le manque d’encadrement, de test de dépistage et de matériel de protection a accru le stress de ces jeunes professionnels », explique l’ISNI. 

* Enquête réalisée en ligne auprès de 892 internes entre le 20 mars et le 11 mai 2020. 26 % sont internes en médecine générale, 13 % en médecine d’urgence et anesthésie et réanimation, 12 % en psychiatrie, 6 % dans une spécialité chirurgicale et 43 % dans une autre spécialité médicale

Coronavirus Internat
Source : lequotidiendumedecin.fr
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— À lire sur www.lequotidiendumedecin.fr/internes/covid-19-un-interne-sur-deux-presente-des-signes-danxiete-un-sur-trois-fait-etat-de-stress-post

Coronavirus et vagues psychiatriques: c’est déjà le grand débordement des consultations psy avec notamment ceux qui sont fragilisés ou qui ont beaucoup perdu. Impossible pour les spécialistes de répondre aux demandes qui explosent car la distanciation sociale ne facilite pas les choses! On en parle pour les services spécialisés… #coronavirus #psychiatrie #deconfinement #stress #psychologie … Déconfinement: dans les unités spécialisées, la crainte d’une «seconde vague psychiatrique»

Après une baisse conséquente du nombre de patients pendant le confinement, hôpitaux et services psychiatriques s’inquiètent pour leur état de santé.
— À lire sur www.lefigaro.fr/sciences/deconfinement-dans-les-unites-specialisees-la-crainte-d-une-seconde-vague-psychiatrique-20200515

Entre confinement coercitif et la désinvolture une autre alternative est-elle possible? L’expérience suédoise interroge! #confinement #coronavirus #covid19 #stress

La Suède donne une leçon de liberté à la France

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Le 18 mars dernier, France info diffusait un reportage[1] prétendant que la gestion sanitaire suédoise du Covid19 mettait les suédois en danger et que leur nombre de morts était « finalement assez comparable » à celui de la France.

Pourtant la mortalité en France était ce jour-là dix fois plus élevée qu’en Suède avec, d’après l’OMS [2] 175 morts en France contre 3 en Suède, soit un taux par million d’habitants de 3 contre 0,3. Mais pour les avocats du confinement policier, qu’un pays puisse préférer les droits fondamentaux de ses citoyens à l’hystérie du covid19 devait être insupportable et combattu par tous les moyens, y compris la désinformation.

Précautions en Suède sans perte de liberté

Les suédois n’ont pas cru la simulation apocalyptique[3] du mathématicien-prophète Ferguson, pourtant patronné par l’OMS et Bill Gates, qui leur prédisait 70000 morts en cas de non-confinement policier[4].

Leur ministre de la santé, Lena Hallengren, a demandé une simulation à l’agence sanitaire suédoise, dirigée par Anders Tegnell. Celle-ci a récusé le modèle de l’Impérial College de Londres, et estimé qu’en faisant appel à des mesures moins contraignantes, on pourrait faire mieux qu’en suivant Ferguson.

Lors d’une interview pour Nature[5], A. Tegnell a précisé son raisonnement : « cette maladie ne peut pas être stoppée ni éradiquée à moins de disposer d’un traitement efficace ou d’un vaccin. Nous devons donc trouver une solution viable sur le long terme pour la contenir à un niveau tolérable par notre système de santé. Nous avons examiné un certain nombre de pays de l’Union européenne pour voir s’ils avaient publié une analyse des effets de ces mesures avant leur mise en œuvre et nous n’en avons vu pratiquement aucun. »

Johan Norberg[6] précise : « une simulation publiée par Harvard montre qu’empêcher la propagation du virus maintenant (avec un confinement strict) provoquerait un pic plus élevé plus tard, et davantage de morts qu’une politique à la suédoise de mesures de distanciations sociales volontaires où la maladie circule au sein de la population et crée une immunité de groupe protégeant les plus vulnérables ».

La vice-première ministre Isabella Lövin a également déclaré que toute mesure prise devait être tenable dans la durée : « c’est un marathon, pas un sprint »

L’éditorial du Dagens Nyheter souligne dans l’édition du 21 avril 2020 les risques sociaux, économiques, politiques et démocratiques considérables d’un confinement policier prolongé : « bloquer complètement la société pendant des mois est intenable : « si on abandonne une partie de la démocratie maintenant, on ne sait jamais vraiment quand on la récupérera ».

Le premier ministre, Stefan Löfven, a exhorté les suédois à se comporter en adultes et à ne pas paniquer, ni à propager des rumeurs. Il appelé au civisme, demandé à chacun de « prendre ses responsabilités » et à suivre les recommandations sanitaires émises par l’Agence de santé publique.

La ministre des Affaires étrangères, Ann Linde a rappelé : « chacun est responsable de son propre bien-être, de celui de ses voisins et de sa propre communauté locale. Cela s’applique en temps normal comme en temps de crise ».

Seuls les lycées et universités ont été fermés et les visites dans les maisons de retraite et les rassemblements de plus de 50 personne ont été interdits. Mais le gouvernement suédois n’a pas décrété l’état d’urgence, ni aucune mesure coercitive, ni aucun confinement.

Il a seulement encouragé le télétravail, invité les personnes de plus de 70 ans à rester chez elles et déconseillé les voyages. Les Suédois sont restés libres de juger de la pertinence de leurs mouvements. Le 7 avril, la Ministre des affaires sociales a déclaré : « il ne faudrait pas que pendant les vacances de Pâques, certains aient à se sentir inutilement seuls ». Les jardins d’enfants, les écoles, les bureaux, les bars[7], les restaurants, les bibliothèques, les commerces et le métro sont restés ouverts. Les stations de ski restent ouvertes, mais sans utilisation des télécabines.

Pendant ce temps-là en France

Maintenant que les français ont subi plus de 50 jours de confinement aveugle et policier, nous pouvons comparer les résultats des deux politiques.

D’après les chiffres publiés par l’OMS[8], la France comptait au 2 mai 24560 morts contre 2653 en Suède, soit une mortalité par million d’habitants 50% plus élevée (394 vs 263). Du point de vue épidémique, le confinement à la française constitue donc un échec cuisant par rapport à la Suède avec un surplus de morts Covid19 rapporté à notre population d’environ 8200[9].

Certains, pour nier cet échec prétendent que les suédois auraient sous-estimé leur nombre de morts, mais tout indique le contraire. Les Suédois, comme les français, ont un numéro d’immatriculation personnel qui doit être obligatoirement présenté accompagné d’une pièce d’identité à chaque consultation d’un soignant. L’administration enregistre systématiquement les personnes ayant été signalées comme positives au Covid-19, et chaque décès d’une de ces personnes est comptabilisé comme secondaire à l’épidémie, si le décès a eu lieu dans les trente jours suivant le signalement.

La Suède recense ainsi toutes les personnes mortes avec le Covid-19, sans que le Covid-19 n’en soit forcément la cause réelle. On peut en effet mourir d’une crise cardiaque, d’un cancer, d’un suicide ou d’un accident, même après avoir été testé positif au Covid19.

Johan Norberg, estime que la Suède fait « un décompte probablement plus précis que la plupart des autres pays, même si certaines personnes mortes dans des maisons de retraite passent sans doute à la trappe ».

Morts politiques

Au-delà de l’échec sur la prévention de la mortalité directement lié au Covid19, le confinement policier des français a été responsable de « morts collatérales » non comptabilisées par nos responsables, liées aux ruptures de traitement de maladies chroniques, aux retards entraînés par l’interdiction faite aux chirurgiens d’opérer les cancers[10], à l’augmentation des violences domestiques[11], aux retards ou absences de diagnostic d’embolie pulmonaire, d’infarctus du myocarde etc.[12].

Les suédois ont également échappé aux traumatismes psychiques, aux ruptures scolaires, et aux conséquences sociales de l’enfermement imposé aux français telle que la pauvreté engendrée par le chômage[13].

Leur économie souffre aussi de la crise, du fait des ralentissements des échanges internationaux, mais dans une proportion infiniment moindre que ce que nous subissons en France car la catastrophe économique engendrée par le confinement policier s’annonce terrible [14].

Cette série d’épreuves inutilement infligées aux français par leurs gouvernants a augmenté la défiance envers leur personnel politique et les déclarations souvent contradictoires de l’Etat et diminué la confiance dans la science des experts « officiels » trop liés aux entreprises du médicament. Alors qu’en Suède, un sondage publié en avril par le cabinet Novus estime que la confiance des Suédois à l’égard de leur gouvernement a sensiblement augmenté en mars.

Les résultats remarquables[15] de Taiwan ont prouvé que la démocratie et la libre circulation des informations sont essentielles pour combattre efficacement l’épidémie de coronavirus. Ainsi que le rappellent les taiwanais[16] : « dans les pays autoritaires, les responsables locaux cachent la vérité au gouvernement central pour éviter les reproches, et le gouvernement central ment également à son peuple pour détourner les critiques du public au début d’une épidémie. En conséquence, les mesures de contrôle de la maladie sont retardées et finalement inefficaces ».

La Suède, comme Taiwan viennent de nous rappeler que l’exercice démocratique du pouvoir est nécessaire à la sécurité d’un peuple.

Churchill aurait pu tristement constater [17] : « nous avons abandonné la démocratie pour obtenir la sécurité et nous avons obtenu l’insécurité et la dictature »

Espérons que nos politiques sauront tirer des leçons de cet échec cuisant et que le déconfinement ne poursuivra pas dans la voie autoritaire qui nous a déjà coûté si cher sur tous les plans sanitaires, sociaux, économiques et politiques.

Français, souvenez-vous que notre pays a été l’un des berceaux des Droits de l’homme et du citoyen

[1] Jean-Marc Four Coronavirus : la Suède ne fait pas comme tout le monde France Info publié le 18/03/2020

[2] Coronavirus disease 2019 (COVID-19) Situation Report – 58 publié le 18/3/2020 à 00H

[3] Imperial College COVID-19 Response Team Report 9: Impact of non-pharmaceutical interventions (NPIs) to reduce COVID-19 mortality and healthcare demand 16 March 2020

[4] 15 jours plus tard, devant la commission des sciences du parlement britannique N Ferguson reconnaissait que ses prévisions surestimaient le nombre de morts et qu’au lieu de 510000 morts, c’est à environ 20000 victimes que le pays devait s’attendre.

[5] A Tegnell Closing borders is ridiculous Nature 21 avril 2020

http://www.nature.com/articles/d41586-020-01098-x

[6] Ecrivain et défenseur du modèle suédois

[7] Qui servent seulement à table et non plus aux comptoirs

[8] OMS Covid situation report 103 du 2 mai 2020

[9] Si on extrapole le taux de mortalité suédois à la France nous aurions déploré 8200 victimes du Covid en moins

[10] Consignes des Agences Régionales de Santé de ne pas opérer les cancers mais de les traiter par radiothérapie durant le plan blanc pour ne pas encombrer les cliniques (pourtant restées vides durant cette crise au point qu’elles ont dû mettre leurs infirmières, secrétaires et autres personnels au chômage.

[11] Le nombre de femmes battues ou violentées aurait augmenté de 30% depuis le confinement

[12] https://ripostelaique.com/covid-19-que-de-crimes-commet-on-en-ton-nom.html

[13] Depuis le confinement les files d’attente aux restos du cœur ont considérablement augmenté

[14] L’INSE estime à 10-12% la perte de PIB engendré par ce confinement policier ce qui représente une catastrophe sans équivalent depuis 1945. On peut réellement parler de suicide économique.

[15] La mortalité de Covid 19 est la plus basse du monde dans ce pays qui devance le Japon, la Corée et Singapour

[16] Victor (Lin) Pu : Comment Taiwan démocratique a surpassé la Chine autoritaire. Le Diplomat 27 février 2020

[17] En paraphrasant son résumé des accords de Munich « nous avons abandonné nos alliés pour obtenir la paix et nous avons récolté la guerre et le déshonneur »

— À lire sur www-economiematin-fr.cdn.ampproject.org/c/www.economiematin.fr/amp/news-suede-liberte-confinement-echec-difference-france-coronavirus-strategie-delepine

Existe-t-il un traitement contre le COVID-19!? Polémique ou réalité? L’avis d’un microbiologiste dans #leQuotidienDuMedecin:

Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste 

PUBLIÉ LE 07/05/2020À rebours de l’inquiétude ambiante, le Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien collaborateur de Didier Raoult, qui fut responsable du laboratoire de l’Institut de pédiatrie de Marseille annonce « un déconfinement « sécurisé » ». Il tire cet optimisme des résultats de deux récentes études  — chinoises et dans le Grand Est — sur l’association azithromycine-hydroxychloroquine et insiste sur l’intérêt de la première molécule pour prévenir les complications.

Crédit photo : AFP

Les médecins de ville seraient ils plus efficaces que les experts de « plateau télé » pour nous aider à trouver l’explication ? Deux études, sur près de 700 malades chacune, vont peut-être nous permettre dès le 1er juin de partir l’esprit serein en vacances. En effet, l’observation attentive de la dernière étude chinoise et de la compilation des résultats obtenus par 4 médecins* généralistes du grand Est sur une cohorte de 700 malades (le même nombre de patients que l’essai Discovery), va clore la polémique entretenue autour de Didier Raoult par ses persifleurs parisiens, et nous permettre d’avoir un traitement efficace à notre portée pour vivre un déconfinement « sécurisé ».

Oui l’hydroxychloroquine (HCQ) est utile dans le traitement du Covid19 selon la phase de la maladie : mais uniquement à titre curatif dans la phase 2 de la maladie lors de l’orage citokinique. Par contre l’HCQ est partiellement contreproductive et même délicate à manipuler (cf. effets secondaires lorsqu’elle est donnée en bi-thérapie) à titre préventif en début de traitement sachant, surtout depuis les observations des médecins de l’Est, que la baisse des mortalités (50 %), obtenue dans le protocole Raoult, par l’association avec l’azithromycine (AZI) est beaucoup plus due à cette dernière molécule qu’à l’HCQ.

L’azithromycine, un rôle capital dans la prévention des complications

Oui, l’AZI joue un rôle capital dans l’action préventive des complications liées à l’infection par le coronavirus (elle évite la majorité des hospitalisations et 90 % des décès !). Le nom* et la publicité des résultats des médecins du grand Est ne peuvent être divulgués car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, alors que ces résultats nous permettent « une nouvelle sécurité » dans le traitement, ces derniers ont reçu (par courrier) des menaces du conseil de l’Ordre des médecins et de l’ANSM (Agence nationale de sécurité duidier médicament).

Que nous révèlent ces résultats ? Que le traitement par la seule AZI sur une période entre 10 et 14 jours (comme dans le traitement de toutes les pneumopathies atypiques) et ce, dès le début des premiers symptômes, permet de diviser par 4 le nombre de patients nécessitant une hospitalisation (moins de 4 % versus 15 % sur les statistiques nationales de malades non traités).

Cette approche est deux fois plus bénéfique que le traitement de Didier Raoult (la bithérapie avec HCQ) qui permettait déjà un gain très important dans la prévention des complications du virus : le protocole Raoult permet selon les publications de l’IHU de Marseille et des chiffres officiels de mortalités, comparées pour 100 000 habitants entre Marseille et Lyon, de sauver 50 % de patients). Comment expliquer cela ? Pour l’effet préventif de l’AZI, l’orage cytokinique serait dû à la « coopération » du virus avec une bactérie opportuniste dont la prévalence du portage (15 % des patients) correspond au taux des patients infectés développant des complications : cette bactérie opportuniste, très sensible à l’AZI, possède un « super antigène », sa protéine P1 connue pour produire des orages cytokiniques chez des adultes et des syndromes de kawasaki chez les enfants.

Le protocole Raoult associant l’HCQ dès le début du traitement incorpore dans le processus de l’action bénéfique de l’antibiotique (AZI) sur la bactérie opportuniste, un effet immuno-modulateur lié à l’HCQ, effet qui nuit, à ce stade, par son action anti-inflammatoire à l’effet « préventif » attendu. L’AZI seule éradique le cofacteur bactérien mais l’HCQ, associée a ce stade, freine cet effet préventif et peut aggraver la virulence du virus comme cela a été signalé par l’ANSM pour tous les anti-inflammatoires qui ont d’ailleurs été contre-indiqués dans le Covid19 dès le stade1 de la maladie.

L’hydroxychloroquine, efficace dans la 2e phase

La deuxième étude, chinoise, publiée récemment sur « IHU information » illustre par contre le rôle fondamental de l’effet immuno-modulateur de l’HCQ dans la 2° phase de la maladie : le taux de décès lors des complications justifiant une hospitalisation chute de 45 % pour les malades non traités à 18,8 % chez ceux traités avec l’hydroxychloroquine (HCQ) : évite 2 morts sur 3. Normalement l’essai Discovery qui doit sortir un jour (!!!), devrait confirmer cet effet curatif (et non préventif) de l’HCQ : effet qui pourrait être associé a d’autres molécules : les antiinterleukines 6, car les IL6 sont des molécules inflammatoires relarguées dans l’orage citokinique, notamment à cause du « super antigène de la protéine P1 » du Mycoplasma Pneumoniae.

Ce Mycoplasma Pneumoniae opportuniste pulmonaire est présent chez certains patients (personnes âgées ou immunodéprimées) à bas bruit, et pourrait jouer le rôle de catalyseur en favorisant la réplication virale (cf. brevet EP0649473B1), mécanisme qui permet alors au virus de se disséminer sur tous les récepteurs ACE2 (très nombreux chez les obèses et les diabétiques) tout en déclenchant l’orage cytokinique tant chez les adultes que chez les enfants porteurs de cet opportuniste (cf. Syndrome de Kawasaki).

Conclusion : à l’heure d’aujourd’hui, 4 mai 2020, nous possédons, pour nous permettre un « déconfinement total et sécurisé » : – une disparition de la circulation du virus liée à la fin de l’épidémie prévue par Didier Raoult, – un arsenal thérapeutique différent suivant les deux stades de l’infection à Covid19 : a) Dans la phase virale de la maladie (souvent asymptomatique si le cofacteur est absent) par un effet préventif des complications avec la seule azithromycine (disponible pour tous les médecins de ville) sur au moins 10 jours pour éradiquer le complice du virus (le MP) évitant ainsi toute éventuelle amplification de la réplication virale. b) Dans la phase immunitaire, une molécule efficace l’hyroxychloroquine, telle que la présentait Didier Raoult, mais plus à titre curatif lors de la phase « immunologique » de la maladie : molécule pouvant être associée à ce stade avec d’autres thérapeutiques anti-inflammatoires et anticoagulantes pour éviter les complications liées aux atteintes des endothéliums des différents organes pouvant être touchés par ces complications.

Vous souhaitez vous aussi commenter l’actualité de votre profession dans le « Quotidien du Médecin » ? Adressez vos contributions à jean.paillard@lequotidiendumedecin.fr.AdvertisementDr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien président du Syndicat des praticiens des hôpitaux générauxCoronavirusPandémie


Source : lequotidiendumedecin.fr

Face au coronavirus: Regard d’un philosophe Sur la crise COVID-19! Et de ses répercussions sociales et philosophiques #AndreComteSponville #philosophie #coronavirus #covid19 #confinement

www.lecho.be/dossiers/coronavirus/andre-comte-sponville-j-aime-mieux-attraper-le-covid-19-dans-un-pays-libre-qu-y-echapper-dans-un-etat-totalitaire/10221597.html

Face au Coronavirus: rôle protecteur de certains psychotropes dont des antipsychotiques

Les neuroleptiques efficaces contre le Covid ?… Certains antipsychotiques semblent avoir un rôle protecteur contre le SARS-coV-2. C’est le cas par exemple de l’haloperidol et d’autres substances de la famille des phenothiazines. Un article de Gordon et col. publié dans la revue Nature du 30 avril 2020 en parle. La revue Jim en fait aussi une synthèse: l

…Dans la lutte contre le coronavirus, les efforts sont tournés vers le repositionnement de médicaments déjà disponibles. Ainsi, plusieurs publications ont récemment suggéré l’intérêt des traitements neuroleptiques contre l’infection. Dans un article publié le 30 avril dans la revue Nature, Gordon et al. ont isolé 26 protéines du virus SARS-CoV-2 et identifié 332 protéines humaines ayant une forte affinité avec celles-ci. Ils ont ensuite sélectionné 69 molécules ayant pour cible ces protéines humaines (dont 12 sont déjà approuvées par la FDA) : autant de traitements potentiels de l’infection à coronavirus. L’efficacité in vitro de ces molécules a été testée sur des cultures virales, permettant d’identifier deux groupes de molécules ayant une action inhibitrice sur le virus : les inhibiteurs de la traduction de l’ARNm, et les régulateurs des récepteurs Sigma1 et 2. Dans ce dernier groupe, on retrouve l’hydroxychloroquine, mais également l’halopéridol, un neuroleptique connu depuis les années 1950 (1).

Une action antivirale connue depuis les années 1980

Mais ce n’est pas la première fois qu’est évoquée l’efficacité d’un neuroleptique contre le SARS-CoV-2. Dans un travail publié en preprint sur bioRxiv le 27 avril, Weston et al. ont testé 20 molécules qui avaient déjà montré une efficacité in vitro contre le SARS-CoV et le MERS-CoV, identifiant ainsi 17 traitements ayant un effet contre le SARS-CoV-2, dont la chloroquine et la chlorpromazine (Largactil). Ces composés semblent agir principalement en inhibant la fusion du virus avec la membrane cellulaire (2). L’action antivirale de la chlorpromazine (via l’inhibition de l’endocytose médiée par les clathrines) est en réalité connue depuis les années 1980 (3).

Parmi les 17 molécules identifiées dans la publication de Weston, on retrouve d’autres neuroleptiques, tous de la classe des phénothiazines, comme la fluphénazine et la thiéthylpérazine. Cependant tous les antipsychotiques ne sont pas concernés : l’olanzapine n’a pas d’effet antiviral, en tout cas dans la publication de Nature, (ce que Weston attribue à une faible affinité avec les récepteurs Sigma 1 et 2). Et pour compléter cette revue de la littérature, une publication indienne a identifié à l’aide d’une modélisation informatique les molécules disponibles ayant le plus d’affinité avec la protéine « spike SV6B » du SARS-CoV-2, parmi lesquelles on retrouve la risperidone et l’halopéridol.

La protection étonnante des patients hospitalisés en psychiatrie

In vivo, les données restent limitées, même si l’étude de Weston du 27 avril comprend un volet animal. En testant la chloroquine et la chlopromazine sur un modèle murin de SARS-CoV (comme ersatz de modèle de SARS-CoV-2), ils montrent que ces deux composés ne diminuent pas la réplication du virus dans les poumons des souris, mais limitent la sévérité de la maladie, réduisant significativement la perte de poids (2).

Aucun essai évaluant la chrorpromazine n’est pour l’instant disponible. Cependant, certaines observations suggèrent un rôle protecteur des médicaments psychotropes vis-à-vis du COVID. En effet, dans les hôpitaux psychiatriques, on pouvait s’attendre à une importante vague de contamination parmi les patients. Ils sont fragiles, souvent en surpoids, ayant des difficultés à respecter les règles du confinement ou les gestes barrières. Tout cela annonçait une catastrophe telle qu’en ont connu les EHPAD.

Pourtant, même si les hôpitaux psychiatriques connaissent des bouleversements majeurs (entre autres du fait d’une proportion importante de soignants infectés), les patients semblent avoir été relativement épargnés. A l’hôpital Sainte-Anne à Paris (où les neuroleptiques ont été découverts dans les années 1950), environ 14 % des soignants (infirmiers et médecins) ont eu une infection symptomatique à coronavirus, contre seulement 4 % des patients hospitalisés. Ce qui a immédiatement conduit à l’idée d’un effet protecteur des psychotropes.

Soulignons que des constatations similaires ont également été rapportées en Espagne et en Chine (4).

Largactil pour « large action »

Plusieurs hypothèses peuvent être évoquées pour expliquer la différence de prévalence entre soignants et soignés, comme le relatif isolement social des malades, ou leur importante exposition à la nicotine (si cet effet favorable était confirmé). Cependant l’effet connu de la chlorpromazine sur l’endocytose, son effet antiviral déjà rapporté sur le MERS-CoV (5), la démonstration d’un effet de la chlorpromazine sur le SARS-CoV-2 in vitro, et enfin la constatation d’une apparente protection des malades hospitalisés en psychiatrie sont des arguments largement suffisant pour tester cette molécule dans l’infection à coronavirus.

Le Largactil est facilement disponible et nous bénéficions d’un recul de près de 70 ans sur son maniement. De plus, sa biodisponibilité présente certains avantages, avec des concentrations importantes dans les poumons et la salive, et un passage de la barrière hémato-méningée (qui pourrait être intéressant dans les formes neurologiques de la maladie). ReCoVery, une étude pilote multicentrique évaluant l’effet de la chlorpromazine sur le délai avant amélioration clinique au cours du COVID va bientôt être initiée https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04366739.

Dr Alexandre Haroche

RÉFÉRENCES

1. Gordon DE, Jang GM, Bouhaddou M, Xu J, Obernier K, White KM, et coll. : A SARS-CoV-2 protein interaction map reveals targets for drug repurposing. Nature. 30 avr 2020;1 13. 
2. Weston S, Haupt R, Logue J, Matthews K, Frieman MB : FDA approved drugs with broad anti-coronaviral activity inhibit SARS-CoV-2 in vitro. bioRxiv. 27 mars 2020;2020.03.25.008482. 
3. Krizanová O, Ciampor F, Veber P : Influence of chlorpromazine on the replication of influenza virus in chick embryo cells. Acta Virol. juill 1982;26(4):209 16. 
4. Plaze M, Attali D, Petit A-C, Blatzer M, Simon-Loriere E, Vinckier F, et coll. : Repositionnement de la chlorpromazine dans le traitement du COVID-19: étude reCoVery. L’Encephale [Internet]. 29 avr 2020 [cité 3 mai 2020]; Disponible sur: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7188634/
5. Dyall J, Coleman CM, Hart BJ, Venkataraman T, Holbrook MR, Kindrachuk J, et coll. : Repurposing of clinically developed drugs for treatment of Middle East respiratory syndrome coronavirus infection. Antimicrob Agents Chemother. 2014;58(8):4885–4893

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Coronavirus: les enfants finalement aussi contagieux que les adultes ? Une nouvelle étude recommande la prudence face à l’ouverture des écoles car les enfants pourraient être aussi contagieux que les adultes ».

C’est une étude de l’équipe du Professeur Drosten, surnommé « le virologue des virologues », car il a été le premier à mettre sur pied à Berlin un test PCR pour le covid-19, et à le mettre à disposition de confrères européens. Le médecin, qui…
— À lire sur www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-chez-les-enfants-les-enfants-aussi-contagieux-que-les-adultes-selon-une-etude

Face au coronavirus: rentrée scolaire et COVID-19!

La reprise scolaire à seulement environ un mois des vacances est une question qui fait débat. Si les enfants ont été parmi les premiers à être confinés, certains avancent à présent le masque de l’inégalité sociale pour hâter le retour des enfants à l’école. Le bon vieux principe de précaution reste pourtant de mise en l’absence de certitudes (= d’études probantes) concernant la non-contagiosité des enfants pour le COVID-19. Rappelons notamment que depuis ce week-end le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni alerte sur un nombre modéré d’enfants sévèrement malades avec un tableau clinique non habituel évoquant la maladie de Kawasaki, dont certains ont été testés positifs au SARS-CoV-2. Il paraît en outre évident que les enfants par leurs interactions à l’école et leur matériel scolaire peuvent aussi être des propagateurs du virus. Bref, sans tirer de conclusion hâtive, prenons garde à ce que ni des pressions à visée économique ni à visée idéologique ne supplantent l’attention que mérite la sécurité des enfants, de leurs parents et de leurs enseignants!
Reference: https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2009787Cases of large-vessel stroke in young patients with COVID-19, and seroconversion patterns of IgM and IgG antibodies after SARS-CoV-2 infection #coronavirus #ecole #covid19 #enfants #stress #France

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Le suicide des médecins Risque suicidaire chez les médecins, ce que disent les dernières données

Après le burn-out « habituel », le stress des soignants face au COVID-19 est à prendre en considération. Le risque de suicide chez notamment les médecins mérite plus que jamais notre attention. Une nouvelle étude rappelle un état des lieux:…

Risque suicidaire chez les médecins, ce que disent les dernières données

Résumé d’articles27 mars 2020
À retenir

Selon cette revue de la littérature et méta-analyse ayant pris en compte les données de 9 essais, le taux de mortalité par suicide (TMS) reste élevé chez les femmes depuis 1980, alors que celui des hommes a baissé.
La comparaison des données d’avant et d’après 1980 montre toutefois une diminution de la mortalité par suicide dans les deux sexes, mais plus marquée chez les femmes.
De nouvelles recherches devront explorer les raisons de la plus grande vulnérabilité des médecins, et en particulier des femmes, face au suicide par rapport à la population générale.
À la lumière des premières méta-analyses, la problématique du suicide était déjà apparue particulièrement prégnante chez les médecins. Leurs résultats avaient en effet montré que le taux de suicide était supérieur dans cette population par comparaison à la population générale, même par rapport aux militaires ! Mais ces résultats souffraient d’une forte hétérogénéité et prenaient en compte des données datant de 1910 à 1998. La proportion de femmes médecins s’étant fortement accrue entre 1980 et 2015 et de nombreux facteurs socio-culturels susceptibles de modifier les comportements suicidaires s’étant modifiés durant cette période, il paraissait nécessaire de s’intéresser à la façon dont le risque de suicide avait évolué sur une période plus récente chez les médecins. 

Les femmes médecins plus exposées au risque de suicide que les hommes

Cette revue de la littérature a donc recherché tous les essais ayant évalué le taux de suicide chez les hommes et/ou les femmes médecins. Neuf publications ont ainsi pu être prises en compte dans la méta-analyse, intégrant des cohortes conduites de 1980 à nos jours, de façon à pouvoir comparer les résultats à ceux obtenus sur des périodes antérieures. 

Dans ces cohortes, la méta-analyse a mis en évidence un taux de TMS plus élevé que celui de la population générale chez les femmes médecins par rapport aux femmes de la population générale (1,46 [1,02-1,91], taux pour 100.000 personnes-années), alors que le TMS était moins élevé chez les hommes médecins par rapport aux hommes de la population générale (0,67 [0,55-0,79]). Par ailleurs, la comparaison des données avant et après 1980 a mis en évidence une diminution significative du TMS chez les hommes (-0,84 [-1,26 à -0,42], p<0,001) et davantage marquée chez les femmes (-1,96 [-3,09 à -0,84], p=0,002) après 1980, sans risque de biais majeur identifié.

A propos de ce résumé

Source : JAMA Psychiatry
— À lire sur www.univadis.be/clinical-summaries/646/Risque-suicidaire-chez-les-medecins-ce-que-disent-les-dernieres-donnees

Face au Coronavirus : éthique des soins et méthodes de recherche

En médecine, il convient de bien distinguer les situations donnant les latitudes d’une certaine orthodoxie de la recherche et celles où l’emporte l’impératif immédiat de sauver des vies. La médecine répond d’abord à l’acte clinique complexe de soigner, en intervenant dans l’urgence vitale là où elle se pose. Rappelons-nous en outre que les analyses statistiques cross-sectionelles utilisées pour attester des résultats d’études randomisés connaissent leurs propres écueils. L’analyse du Pr Didier Raoult semble amener un éclairage intéressant dans ce débat qui traverse notre société face à la pandémie actuelle: à lire ici #coronavirus #didierraoult #covid19 #confinement #traitement #recherche #hydroxychloroquine #stress

#FaceauCoronavirus : La transfusion de plasma de patients guéris du covid-19 pourrait servir à soigner des sujets malades à un stade précoce. On en parle… #coronavirus #covid-19 #face Le sang des patients guéris du Covid-19 pourrait sauver des vies | Pour la Science

Des chercheurs new-yorkais espèrent que le plasma riche en anticorps des personnes qui sont désormais guéries de l’infection par le coronavirus pourra aider certains malades.
— À lire sur www.pourlascience.fr/sd/medecine/le-sang-des-patients-gueris-du-covid-19-pourrait-sauver-des-vies-19027.php

JIM.fr – Hydroxychloroquine et Covid-19 : nouvel essai randomisé chinois… «positif»

Une nouvelle étude est positive avec l’hydroxychloroquine pour autant que les conditions préconisées soient  respectées. Notons l’absence de  l’azithromycine  dans cette étude. Entre la mort certaine et les intérêts particuliers ou les règles d’orthodoxie scientifique il faut choisir. Interpellant n’est ce pas  
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Les études cliniques sur l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le Covid-19, qu’elles soient ouvertes ou contrôlées, se suivent et ne se ressemblent pas. La fièvre médiatique déclenchée par le couple hydroxychloroquine (HCQ) et Covid-19 et amorcée par les travaux du Pr Didier Raoult ne retombe pas. Il y a quelques […]
— À lire sur www.jim.fr/e-docs/00/02/C8/A2/index.phtml