Allons enfants de la patrie, God save America!

Sans idolatrie aucune c’est un plaisir intense de revoir une Amérique USA qui renoue avec une idée de réparation, d’affirmation de pluralité et du vivre ensemble. Un «casting » gouvernemental riche en symboles et en diversité. On se réjouit d’ entendre à nouveau des expressions qui traduisent de l’affect et le respect de l’autre comme: kindness, wondering, respect, united, together, I suppose, I beg your pardon…Très loin de l’ignorance arrogante du précédent mandat présidentiel. Cette triste mandature américaine écoulée rappelle que la forte concentration des pouvoirs, comme celle qu’autorise la cinquième république à un président en France, laisse la porte ouverte à une gestion désastreuse du pouvoir et des responsabilités publiques . Si God peut sauver l’Amérique, la France, elle, doit encore surveiller sa place de fille aînée
de la Démocratie. Espérons que nos démocraties amèneront les facteurs correctifs salutaires à la liberté et la bienveillance, soit au bien être de tous !

diversité #égalitédeschances #facescahéesduburnout #inclusion #emotion #stress #parité

une réflexion bien appropriée:

Une réflexion bien appropriée :
´Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air’. G. Orwel

#stress #covid #confinement #sanitaire #emotion # #diversité #égalitédeschances #inclusion #facescahéesduburnout

A l’approche de Noël et du nouvel an Il n’est pas superflu de préciser que le monde est bien un village. Quelquefois nos sauveurs viennent d’ailleurs. Ainsi l’invention de l’utilisation de l’ARNmessager comme procédé de vaccination est due à une immigrée hongroise travaillant aux usa. Ce procédé sera mis en pratique par un couple de migrants turcs travaillant en Allemagne financé par la société pharmaceutique américaine Pfizer. Rappelons-nous que comme dans beaucoup d’histoires mythiques le salut peut venir d’ailleurs. A propos Einstein était aussi un migrant…! On en parle :…#diversité #inclusion #égalitédeschances #emotion #stress #facescachéesduburnout #covid #migrant

www.franceinter.fr/vaccin-katalin-kariko-la-biochimiste-un-temps-meprisee-qui-a-mis-au-point-la-technique-de-l-arn-messager

Télétravail et burnout! Avec le confinement le télétravail apparaît être une face cachée de l’épuisement professionnel ou burnout. Le manque de distanciation physique par rapport au travail, l’isolement, les sollicitations intensives de la part de la hiérarchie, les obligations domestiques sont parmi les facteurs de dérégulation émotionnelle favorisant un épuisement de type burnout . On en parle… #inclusion #diversité #parité #égalitédeschances #covid #facescahéesduburnout #confinement Ces salariés nous ont raconté comment le télétravail les a menés au burnout

Ces salariés nous ont raconté comment le télétravail les a menés au burnout
— À lire sur http://www.businessinsider.fr/ces-salaries-nous-ont-raconte-comment-le-teletravail-les-a-menes-au-burnout-186086

Si on parlait de « Droits Humains » au lieu de « droits de l’homme »? Dans une vision plus diverse et plus inclusive la place de la femme ne peut plus continuer à n’être qu’implicite. La France et l’ONU devraient en tenir compte. Historiquement la femme a été presque partout et dans toutes les cultures délibérément exclue des pouvoirs et considérée hiérarchiquement inférieure à l’homme. Droits de l’homme ne sous-entend pas forcément droits humains. Les droits sont donc plus une question d’humanité que singulièrement de l’homme. On en parle…#inclusion #diversité #droitsHumains #slate #stress #emotion #équité #faceAuMonde Remplacer «droits de l’homme» par «droits humains» n’est pas un débat anecdotique | Slate.fr A lire..

Les femmes n’ont pas été oubliées. Elles ont été sciemment, délibérément et soigneusement exclues. Ce 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme, un collectif a interpellé António Guterres, secrétaire général des Nations unies, pour lui demander de remplacer l…
— À lire sur www.slate.fr/story/198059/remplacer-declaration-droits-de-lhomme-droits-humains-debat-feminisme-citoyen-egalite

Le suicide a fait plus de morts en octobre que le Covid-19 sur toute l’année – Le suicide fait plus de morts dans certains pays ( ex: le Japon) que le Covid-19! Il faudrait aussi en parler chez nous et rappeler que la troisième vague est bien là mais elle est mentale…

Japon: Le suicide a fait plus de morts en octobre que le Covid-19 sur toute l’année – 20 minutes
— À lire sur amp-20min-ch.cdn.ampproject.org/c/s/amp.20min.ch/fr/story/le-suicide-a-fait-plus-de-morts-en-octobre-que-le-covid-19-sur-toute-lannee-673640005863

Le cannibalisme serait l’avenir de l’homme carnivore! Bientôt l’homme fabriquera son steak à partir des cellules de son propre corps!! Le steak charolais sera donc concurrencé par l’auto-viande garantie d’origine.. AOC … A lire…!!! Des scientifiques ont créé un steak à partir de cellules humaines | Slate.fr

Ils veulent développer leur projet et que chaque personne puisse créer sa viande à partir de ses propres cellules issues des joues.
— À lire sur www.slate.fr/story/197351/steak-cellules-humaines-projet-scientifique-viande

La vague pandémique de Covid-19 paraît provoquer une vague d’épuisement professionnel / Burnout. A considérer… #COVIDー19 #burnout #diversité #inclusion #Emotions : Doctors and Nurses Are Getting COVID-19 Burnout | Time Doctors and Nurses Are Getting COVID-19 Burnout | Time

Hear from health care workers getting burned out mentally and physically.
— À lire sur time.com/5914409/covid-19-health-care-worker-burnout/

En Inde, les «guerres de gangs» entre singes tuent des gens | Slate.fr

La guerre des singes? Ou simplement des signes de détresse des dépossédés de leurs territoires!

#pourUneEquitéPlanete!

Durant les trois derniers mois, ces combats entre primates ont causé la mort de sept personnes. Le 6 octobre dernier, un marchand d’or nommé Laxman Tulsiani et un gardien appelé Veera sont morts après qu’un mur se soit effondré sur eux. Ils examinaient un chantier de construction à…
— À lire sur www.slate.fr/story/195926/inde-guerres-gangs-entre-singes-tuent-gens-ecologie-deforestation-industrialisation

Qu’est-ce qui bloque en France avec la parité et la diversité? Le Quotidien du médecin rappelle qu’il a fallu attendre le 21ème siècle, 2020, pour voire la première femme diplômée en chirurgie vasculaire en France… #parité #diversité #égalitéDesChances #FacesCahéesDuBurnout #inclusion

www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/exercice/pr-anne-lejay-premiere-pu-ph-de-chirurgie-vasculaire-en-france-me-disait-que-la-chirurgie-netait-pas

Éducation mentale des jeunes

Une initiative qui pourrait inspirer l’Education Nationale. Les jeunes sont en effet au contact de la dimension fragile de leur construction existentielle!

www.linkedin.com/posts/dr-leon-patrice-celestin-m-d-110a692b_les-psychiatres-du-québec-réclament-un-cours-activity-6711981213814407168-NcdD

Les psychiatres du Québec réclament un cours d’éducation à la santé mentale

1:33

Inquiète pour la santé mentale des jeunes de la « génération alpha », soit les enfants nés depuis 2010 dont l’existence est marquée par l’utilisation des écrans, l’Association des médecins psychiatres du Québec lance un important mouvement de réflexion et souhaite implanter dans les écoles des cours d’éducation à la santé mentale.

Ariane LacoursièreARIANE LACOURSIÈRE
LA PRESSE« La demande de services augmente, augmente, augmente. […] À ce rythme, on ne parviendra pas à aider tous ceux qui en ont besoin », affirme la présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec, la Dre Karine Igartua, instigatrice du mouvement Alphas connectés.

Sur le terrain, la hausse de la détresse chez les jeunes est manifeste.

Proportion de jeunes du secondaire aux prises avec un niveau élevé de détresse psychologique
2016-2017 : 29 % 2010-2011 : 21 %
Source : Institut de la statistique du Québec

Prévalence des troubles anxieux chez les jeunes
2016-2017 : 17,1 % 2010-2011 : 8,6 %
Source : Institut de la statistique du Québec

« Les pédopsychiatres disent que de 40 % à 50 % des cas qu’ils voient maintenant aux urgences, ce ne sont pas des cas de maladies mentales, ce sont des cas de crises sociales comme “mon chum m’a laissée” ou “j’ai coulé un examen”, illustre la Dre Igartua. […] On a des jeunes sous pression et ils n’ont pas l’air d’être capables de gérer leur pression. Qu’est-ce qu’on fait comme société qui fait que nos jeunes sont si malades ? »

D’où l’idée du mouvement Alphas connectés, qui vise à s’interroger sur les « normes sociales et les habitudes de vie qui se sont développées au fil des ans et qui nuisent au développement des jeunes et à leur bien-être ». Déjà, des organismes comme la Fédération des médecins spécialistes du Québec se sont joints à l’initiative.

Présidente de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Guylaine Ouimette appuie l’initiative. « Chez les 6-8 ans, il y a plus de déprime et de détresse. C’est absolument terrorisant », affirme Mme Ouimette, qui espère que le mouvement amènera la société à être « plus consciente du problème » et à « trouver des solutions ».

Certes, la psychiatrie est le « parent pauvre » en santé et ne reçoit que 6 % du budget de la santé au Québec, souligne la Dre Igartua. « Mais outre le fait qu’on est sous-financés, la demande est en train d’augmenter. Si on ne s’attaque pas à ce qui est en train de se passer comme société, on n’y arrivera jamais », plaide la psychiatre.

Génération écran

Alphas connectés s’intéresse à la génération dite « alpha », composée des enfants nés à partir de 2010 – une génération pratiquement née avec un écran dans les mains qui « devra avoir les outils pour gérer l’impact psychologique de la vie numérique ».

Car l’utilisation constante des écrans a des conséquences sur la santé mentale des jeunes, rappelle la Dre Igartua. Le temps d’écran gruge entre autres des heures de sommeil, diminue la propension des jeunes à faire de l’activité physique et réduit leurs interactions sociales, autant de facteurs qui augmentent les risques de souffrir de troubles mentaux.

La Dre Igartua espère que ce mouvement suscitera des discussions. 

Parlons à la maison avec nos enfants. Essayons de les appeler de vive voix au lieu de les texter. On a perdu l’habitude de se parler. Les employeurs peuvent aussi adopter des politiques pour favoriser la conciliation travail-famille…

La Dre Karine Igartua

Elle invite les parents à réfléchir à leur propre utilisation des écrans. Une étude publiée dans la revue américaine Child Development a montré que près de la moitié des parents interrompent leurs activités avec leur enfant pour consulter leur téléphone cellulaire au moins trois fois par jour, souligne la psychiatre.

La tendance à la surprotection et à la surstimulation, qui fait diminuer le temps de jeu libre chez les jeunes, doit aussi être remise en question. « Les jeunes ne sont plus capables d’être et d’exister sans être stimulés constamment, dit la Dre Igartua. On est tous coupables de ça. Les jeunes n’ont plus d’espace mental pour rêvasser, s’ennuyer… de juste faire une chose à la fois. »

La Dre Igartua se défend de rejeter la faute sur les parents. Elle rappelle que 48 % d’entre eux ont souvent ou toujours l’impression de courir toute la journée, selon l’Enquête québécoise sur l’expérience des parents d’enfants de 0 à 5 ans. « Mais il faut trouver des solutions pour mieux les soutenir. […] Ça fait partie des mœurs d’être toujours branché. Les parents sont aussi victimes de ça que les jeunes. »

Un cours dès la maternelle

La proposition principale du mouvement Alphas connectés est d’instaurer un cours d’éducation à la santé mentale de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire. Les tout-petits pourraient entre autres apprendre à reconnaître et gérer les quatre émotions de base (joie, colère, tristesse et peur). 

Les élèves du secondaire pourraient apprendre les causes et les facteurs de risque des troubles mentaux, approche qui a porté ses fruits ailleurs dans le monde et permis d’apprendre aux jeunes à mieux faire face aux aléas de la vie, affirme la Dre Igartua. Mais au-delà de ce cours, l’Association des médecins psychiatres espère que des solutions seront implantées dans toutes les sphères de la société. « C’est le problème de tous », dit la psychiatre. 

« Le quotidien est étouffant », témoigne le fils d’Harold LeBel

Fils du député de Rimouski, Harold LeBel, Joseph-Étienne LeBel ressent de l’anxiété « depuis toujours ». Une anxiété paralysante, qui l’a longtemps empêché de savourer pleinement la vie.

« Mon stress est beaucoup philosophique. Je me demande tout le temps ce que je vais faire la semaine prochaine. Si je suis à la bonne place. Pendant longtemps, ça me paralysait au point de me clouer au lit », dit-il.

Le jeune homme aujourd’hui âgé de 23 ans estime que la société actuelle contribue à accentuer le stress chez les jeunes. « La société fait partie à 100 % de mon problème. Pourquoi veut-on autant performer ? Je ne comprends pas. Et je ne suis pas le seul », dit-il.

Pas un cas unique

Pour le jeune homme, « le quotidien est étouffant ». « Pour moi, des choses simples comme faire l’épicerie sont angoissantes. Je me demande si j’ai assez d’argent, assez de temps pour y aller… Et on se fait dire : “Pourquoi tu n’es pas capable de faire une chose si simple ?” », illustre-t-il.

Joseph-Étienne LeBel n’est pas le seul dans sa situation. Les psychiatres du Québec s’inquiètent de la hausse de la détresse et de l’anxiété chez les enfants. Ils estiment qu’une grande réflexion de société doit avoir lieu pour aider les jeunes, dont ceux de la génération « alpha », nés à partir de 2010 et ayant toujours vécu avec les écrans, à avoir une santé mentale plus épanouie.

Même s’il ne fait pas partie de cette génération, Joseph-Étienne LeBel estime qu’une réflexion s’impose. Pour lui, il est clair que l’usage des technologies fait entre autres partie du problème. 

Tout le monde est joignable tout le temps. Il faut tout le temps être dans l’action. Quand quelqu’un ne répond pas, on se demande pourquoi. Pour quelqu’un qui a de l’anxiété, c’est trop. Ton hamster roule tout le temps.

Joseph-Étienne LeBel 

Motion à l’Assemblée nationale

Hier, le député Harold LeBel a déposé une motion à l’Assemblée nationale pour notamment « bonifier les ressources en santé mentale et octroyer une aide financière supplémentaire aux organismes en place, dans les meilleurs délais, pour rendre les traitements des troubles anxieux accessibles à tous ».

En point de presse, le député péquiste a affirmé que la société est mûre pour une réflexion. Et les politiciens ne font pas exception. « On est tout le temps sur nos cellulaires. En train de tweeter ou de regarder les tweets des autres. Les jeunes nous regardent aller et embarquent dans le même système », dit-il.

M. LeBel a raconté avoir vécu des moments difficiles quand son fils, en voyage dans l’Ouest canadien, l’a appelé en pleine crise de panique.

Joseph-Étienne LeBel se souvient parfaitement de ce jour-là. Il avait 20 ans et était parti en autostop dans l’ouest du pays. 

« J’ai fait une grosse crise de panique. J’étais couché au bord de l’autoroute. Je ne pouvais plus rien faire », raconte le jeune homme. 

Au bout d’un certain temps, il a repris le contrôle de la situation. Il a beaucoup voyagé depuis : « J’ai réalisé qu’en faisant des choses qui me font peur, je comprends que c’est pas si pire. Ça m’aide. » Il travaille aujourd’hui dans la restauration et gère bien le stress de ce milieu.

S’il avait un conseil à donner aux plus jeunes vivant de l’anxiété, Joseph-Étienne LeBel leur dirait « d’en parler à quelqu’un ». « Ça a l’air niaiseux, mais ça aide. Et juste le fait que les gens en parlent de plus en plus, ça aide. Savoir que c’est un problème qui dépasse notre seule personne, ça rassure. »

La motion de M. LeBel a été adoptée à l’unanimité, hier, à l’Assemblée nationale. Une motion de « sensibilisation », selon le député, qui espère que la discussion se poursuivra sur le sujet.

Quand la souffrance au travail ou le burn-out rencontre le système digestif!

Les plaintes digestives peuvent souvent être des manifestations d’une souffrance au travail ou d’un burn-out.
L’axe intestin-cerveau est en effet un système de communication bidirectionnel permettant aux microbes intestinaux de communiquer avec le cerveau et à ce dernier d’envoyer des signaux à l’intestin. Le nerf vague et les mécanismes d’échange entre le cerveau et le système digestif paraissent avoir un rôle dans le maintien de l’homéostasie mentale. L’influence de l’axe intestin-système nerveux central sur le syndrome du colon irritable est bien démontré. Le stress est donc une voie commune entre le syndrome du colon irritable et la santé mentale. C’est ainsi que des troubles comme par exemple la #depression, le #burnout peuvent se manifester par des troubles digestifs. Pour rappel l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien souvent désigné par HPA pour hypothalamo-pituitaire-adrénergique permet la communication entre le SNC et le système endocrinien. Il intervient dans la régulation des émotions au travers du contrôle de la libération de l’hormone du stress. Les troubles émotionnels reflètent un déséquilibre de cet axe. Assurer un bonne santé digestive serait une voie avantageuse dans la thérapeutique des troubles liés au stress comme le l’épuisement professionnel ou le burn-out avec son cortège de souffrances. Réf: 1) Les faces cachées du burn-out: Burn-in, bore-out et burn-out, faire face à la souffrance au travail, Celestin, Interéditions 2) Psycho média février 2020,
#burnout #stress #travail #digestif

Light drinking may protect brain function – Neuroscience News

Une consommation faible de boissons alcoolisées aurait un effet positif Sur les fonctions cognitives! On suppose bien sûr avec grande modération! #emotion #cognition #stress

Light to moderate weekly alcohol consumption during middle age could help preserve brain function as we get older. Compared to non-drinkers, those who had a drink or two a day tended to have better performance on cognitive tests over time.
— À lire sur neurosciencenews.com/light-drinking-brain-function-16598/amp/

Angela Merkel: «Abattez les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit!» – Le Temps

Une réflexion intéressante de Angla Merkel sur la nécessité d’abattre les murs de l’ignorance. C’est assez rare de nos jours d’entendre des propos aussi  intelligents et généreux de la part des politiques! 

OPINION.
— À lire sur www.letemps.ch/opinions/angela-merkel-abattez-murs-lignorance-letroitesse-desprit

Racisme et position dominante! Une mise en lumière de Danny Laferrière par ces temps troubles :

« LE RACISME EST UN VIRUS » Tribune de Dany Laferrière

Bon, soyons clair, le racisme naît, vit et pourrait même mourir un jour. Il est contagieux, et se transmet d’un être humain à un autre. Toutefois sa rapidité de contagion varie selon le lieu ou la situation. On peut d’ailleurs créer de toutes pièces des situations qui augmenteraient sa vitesse et sa puissance, alors que d’autres la diminueraient. À certains moments on annonce de nouvelles vagues à l’horizon. On s’en étonne alors que des signes avant-coureurs avertissaient de l’imminence du danger. Le chômage, la misère, la violence urbaine, l’absence de courtoisie, sont des agents capables d’accélérer son éclosion dans un lieu où sa présence était embryonnaire. Mais le racisme a cette particularité de ne jamais naître à l’endroit où on se trouve. C’est un virus qui vient toujours d’ailleurs. Si le chômage fait soudain rage, on pointe alors du doigt les nouveaux venus qui conservent en eux, semble-t-il, ce gène de la misère qui permet au racisme de féconder. C’est en voyant un malade qu’on apprend l’existence du virus, sinon il reste invisible. Ce qui fonde l’idée que le malade est responsable de la maladie. Si le Blanc pense que c’est avec le Noir que ce virus est arrivé en Amérique, le Noir croit, lui, que c’est la cupidité du Blanc à vouloir exploiter son énergie qui le garde encore vivant. Il n’y a pas de Noir sans Blanc comme il n’y a pas de Blanc sans Noir. Chacun devant son existence à l’autre. Voilà un nouveau produit identitaire aussi américain que le hamburger. Une identité créée par un virus. On aimerait assister à cette naissance en laboratoire. Quant aux Amérindiens ils sont encore en confinement dans les réserves.

LE MOMENT HISTORIQUE

On se demande quand tout a commencé en Amérique ? Il y a 400 ans avec le commerce d’esclaves. Les premiers bateaux négriers sont arrivés à ce moment-là sur les côtes d’Amérique. Cela peut sembler lointain, mais sur un plan historique c’était hier. Les petits-fils d’esclaves font tout pour se rappeler « ces siècles sanglants » tandis que les petits-fils de colons font tout pour les oublier. On ne pense pas toujours à la même chose au même moment. On peut faire remonter la conception du virus quand L’Europe s’est mise à fantasmer sur cette énergie gratuite et inépuisable : la force de travail de l’esclave. Le but c’est l’argent. Faire travailler les autres gratuitement, avec droit de vie et de mort sur eux. On trouve encore des gens aux États-Unis qui pensent avec nostalgie à cette époque. Je dis États-Unis parce que les derniers événements s’y sont déroulés, mais je souris de voir l’Europe s’étonner de la violence du racisme américain, oubliant qu’elle était à l’origine de toute cette histoire. C’était la première pandémie puisque au moins trois continents étaient impliqués : l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

LE MYSTÈRE

Il y a un point qui reste mystérieux : le racisme est capable d’apparaître dans les régions les plus reculées, là où il n’y a ni misère, ni chômage, ni même un Noir. On croyait pourtant connaître son mode de fonctionnement. Son territoire est-il illimité ? Son temps, infini ? Il y a tant de choses qu’on ignore dans le comportement du virus. On navigue à vue. La seule évidence c’est la souffrance qu’il produit sur un seul groupe : les Noirs. On serait étonné de la diversité des études faites sur le comportement du virus. Par exemple : Le virus peut-il passer de l’homme à l’animal ? On pourrait le croire en voyant dans le sud des États-Unis, il n’y a pas si longtemps, des endroits publics où c’est affiché : « interdits aux Nègres et aux chiens ». On pourrait croire que c’est la fantaisie d’un chercheur en laboratoire, en réalité cela fait partie d’un processus de déshumanisation.

LA DÉSHUMANISATION

Pour que l’esclave puisse accepter sa condition de bête de somme cela requiert une participation de tous les corps de métier qui ont une certaine influence sur la société. L’élite politique, intellectuelle et religieuse de l’époque s’est engagée à convaincre l’esclave qu’il est à sa place dans l’organisation de la société coloniale. Ce qu’il est ? Une simple marchandise qu’on cherche à vendre au plus offrant. L’église lui fait comprendre que tant de souffrance sera récompensée par une place certaine au paradis. Un article du Code Noir qui régit tous les aspects de la vie de l’esclave stipule que « le Nègre est un bien meuble ». On est en plein siècle des lumières. Pourtant l’esclavage va fleurir durant cette époque de haute philosophie et de progrès scientifique. On se demande même si le Noir possède une âme. On remarque alors que plus le virus s’installe, plus la police se croit puissante. Une fois qu’il est là c’est difficile de l’extirper du corps. On cherche ou on fait semblant de chercher un vaccin pour le tuer. Ce vaccin-là c’est le siècle des lumières qui le propose avec l’idée du progrès dans tous les domaines. La révolution française a tenté un bref moment de tordre le cou à l’esclavage (« périssent les colonies plutôt qu’un principe ! » Robespierre sur l’esclavage). Mais en fait, c’était sans compter sur la pièce maîtresse : l’argent. Car tout le monde cherche à s’enrichir par la traite négrière. Même les philosophes – Voltaire en tête – possédaient des actions à la Compagnie des Indes.

L’ARGENT

C’est l’argent qui a permis au virus de se propager. Il se nourrit du désir insatiable de l’homme de s’enrichir à peu de frais. Des ouvriers qu’on n’a pas à payer. Aux États-Unis, Abraham Lincoln croit que l’esclavage ne va pas avec son projet d’une Amérique nouvelle. Guerre de sécession. Le Nord gagne. Massivement les Noirs montent au nord pour devenir des salariés. On déchante rapidement. Les anciens esclaves devenus ouvriers avaient maintenant un salaire, mais ils travaillaient presque autant qu’avant et devaient vivre dans des taudis à rats qu’ils payaient cher. Ils découvrent que l’ouvrier est un esclave qui règle lui-même ses factures. Mais sa condition n’est pas si différente de celle d’avant. Le problème reste entier. L’esclavage est dur, mais le capitalisme n’est pas une plaisanterie non plus. Le Nord est un Sud exempt de culpabilité. Le virus s’adapte rapidement à la nouvelle situation. Pour toucher du doigt le problème il faudrait mettre le Blanc (Nord et Sud) sur le divan du docteur Freud car le virus s’est caché si bien dans les replis du corps social qu’il est impossible de le débusquer. Au point que le raciste se demande de quoi on l’accuse. Un peu comme quand le violeur se met à croire que c’est la petite fille qui l’a provoqué.

LA DISTANCIATION SOCIALE

Si l’Afrique du Sud l’a perfectionné avec l’Apartheid, l’Amérique avait compris longtemps avant qu’il fallait une distance sociale. Étrangement cette fois, la distanciation sociale permet au virus de garder sa vigueur. Rapidement les États du Sud ont mis en place un système sanitaire qui écarte dans tous les actes de la vie quotidienne le Blanc du Noir. Il ne fallait pas qu’ils soient ensemble dans la même pièce, ni qu’ils passent par la même porte pour entrer dans un lieu public ou privé (les Noirs par la porte de derrière, les Blancs par la porte de devant). Il ne fallait pas qu’ils fréquentent les mêmes bars sauf s’il y a deux entrées et deux salles qui ne communiquent pas. Ils ne mangeaient pas, ne dansaient pas, ne dormaient pas dans la même maison (la maison des maîtres, et au fond de la cour les baraques des esclaves). Les règles étaient strictement observées à l’époque car les châtiments étaient lourds. C’était aux Noirs de se tenir à distance. Le Blanc pouvait circuler partout, même dans la case du Noir, mais c’est à ce dernier d’éviter de se trouver sur son chemin, même s’il le trouve avec sa femme.

UN VIRUS PARTICULIER

Je ne sais pas par quel étrange raisonnement on a conclu que le virus du racisme n’était pas chez le Blanc mais chez le Noir, qu’il n’était pas chez le Maître mais chez l’esclave. Comme on a cru que la femme était responsable de son viol. C’est pour cela qu’on a mandaté la police de protéger le Blanc du Noir. Car c’est de sa faute si le Blanc est raciste. On ne lui reproche rien d’autre que d’être noir. Des penseurs ont affirmé que n’importe qui peut être raciste. N’importe qui peut être un salaud ou un tueur, mais le racisme est un virus particulier. Il a besoin d’un porteur qui se croit supérieur à tout autre individu différent de lui, tout en pensant que le Noir est au bas de l’échelle. Il faut qu’il soit aussi membre d’un groupe puissant et dominateur. Il faut surtout qu’il croie que sa supériorité remonte à des temps immémoriaux. D’un autre côté, le système doit faire en sorte que le Noir accepte ce bouquet de privilèges comme une évidence. Résultat : quand un Blanc croise un Noir, même dans cette Amérique, il sait qu’il y a quelques siècles cet homme aurait été son « bien meuble ». Pour le test : si vous échouez à répondre à ces questions c’est que vous n’avez pas le virus.

LES PORTEURS SAINS

Pendant longtemps on a cru que le raciste ressemblait à ces hommes qui portent des cagoules pointues et de longues robes blanches pour se réunir la nuit sous de grands arbres avec des torches et une croix en flammes. Ils font des discours haineux qui affirment la suprématie des Blancs. Plus tard, on a cru aussi que la nouvelle génération était formée de jeunes punks racistes au crâne rasé et au regard aussi pointu que leur couteau qui monologuent un sabir fait de borborygmes qu’ils accompagnent de saluts nazis en vendant de vieux exemplaires de Mein Kampf. On sait aujourd’hui que le virus a atteint presque tout-le-monde après quatre siècles. Et que la plupart des porteurs sont sains, c’est-à-dire qu’ils l’ont mais n’en souffrent pas. Le pire c’est qu’ils peuvent le transmettre. Supposons que nous en sommes tous atteints : ceux qui subissent comme ceux qui infligent, et qu’il n’y a pas de guérison possible sans un effort collectif. Vous avez vu l’énergie et l’argent dépensés pour l’autre virus, et cela même sans espoir d’une éradication totale. Si nous mettons le même effort, même s’il faut bloquer un moment le système, pour éradiquer une fois pour toutes ce virus du corps humain. Juste un effort pour détruire le virus, sans le relier à une race, ou à un passé même sanglant, même injuste. Ce sera un très lent processus, mais si nous réussissons nous aurons l’impression d’être moins idiots et de pouvoir rire en racontant plus tard aux enfants qu’il y a à peine quelques décennies le monde était divisé en races et qu’un individu pouvait mourir à cause de la couleur de sa peau.

Dany Laferrière de l’Académie française

photo Dany Laferrière © Chrystel Dozias
La vie de Dany Laferrière se résume en un bouquet au parfum de cinq villes. Né à Port-au-Prince, il a passé son enfance avec sa grand-mère à Petit-Goâve puis s’est exilé à Montréal où il a publié tous ses livres. Il a fait un long détour par Miami avant d’aller à Paris, où il siège à l’Académie française. Depuis son premier roman paru en 1985 il a construit une oeuvre patiente et puissante qui illumine les nuits des lecteurs du monde entier.

Dany Laferrière: « La question du racisme c’est la question de tout le monde, oui »

Alors que la vague d’indignation suscitée par l’assassinat de George Floyd s’étend à travers le monde, entretien avec l’écrivain et Académicien Dany Laferrière, qui fait paraître deux ouvrages, « L’Exil vaut le voyage » (Grasset) et « Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo » (Mémoire d’encri[…]
— À lire sur www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/invite-culture-des-matins-du-samedi-2-du-samedi-06-juin-2020

Un regard interpellant !

#stopRacisme #stopIgnorance #vivreEnsemble #empathie

Stress et racisme

twitter.com/celestinlp/status/1267063566110199810

La triste actualité aux USA nous illustre un aspect sombre de notre humanité! #BLACK_LIVES_MATTER #mineapolis #santé #stress #burnout #Emotions #France #usa #diversité #resilience

Le racisme est un déterminant social de la santé et crée un stress toxique chez les enfants, les familles qui affecte leur santé. Les emits ne seront pas en mesure d’atteindre leur plein potentiel si nous n’empêchons ces expériences pour tous les enfants -dans la vie quotidienne.

Face au coronavirus: les troubles anxieux et burn-out chez les internes des hôpitaux: …Covid-19 : un interne sur deux présente des signes d’anxiété, un sur trois fait état de stress post-traumatique | Le Quotidien du médecin

Accueil Internes
Covid-19 : un interne sur deux présente des signes d’anxiété, un sur trois fait état de stress post-traumatique
PAR SOPHIE MARTOS – PUBLIÉ LE 22/05/2020

Crédit photo : S. Toubon
La crise du Covid-19 va laisser des traces chez la jeune génération de médecins. Selon les premiers résultats d’une enquête* menée par l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI), 47,1 % des internes présentent des symptômes d’anxiété.

18,4 % font état de symptômes dépressifs et 29,8 % de stress post-traumatique. Parmi les internes ayant déclaré des signes d’anxiété pendant la crise, on retrouve ceux en médecine générale (51 %), en spécialités chirurgicales (50 %), en spécialités médicales (47 %) ainsi que les internes en psychiatrie (44 %) et en médecine d’urgence, anesthésie et réanimation (38 %). Parmi les jeunes médecins ayant exprimé le plus de signes dépressifs pendant la crise, on retrouve là encore les internes des spécialités chirurgicales (23 %), ceux en médecine générale (22 %) et en médecine d’urgence ou anesthésie-réanimation (15 %).

Le syndicat a également comparé ces résultats à l’étude sur la santé mentale des jeunes menée en 2017 avec d’autres structures (ANEMF, ISNAR-IMG, et ISNCCA, ex-Jeunes médecins) et, pas de doute, ils montrent « une augmentation de la fréquence des symptômes » (voir tableau ci-dessous).

Ainsi, le nombre d’internes ayant déclaré des symptômes d’anxiété a fortement augmenté entre 2017 et 2020, notamment en médecine d’urgence et anesthésie-réanimation (+16 %) et en médecine générale (+14 %). Même constat pour les symptômes de dépression : +18 % dans les spécialités médicales et médecine d’urgence, anesthésie et réanimation, +17 % en médecine générale et +13 % en chirurgie.

« Ces résultats montrent un impact très péjoratif de l’épidémie de Covid sur la santé mentale des internes en médecine. […] L’épidémie a été très anxiogène. L’arrivée d’un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prise en charge de patient dans un état grave, la surcharge de travail, le manque d’encadrement, de test de dépistage et de matériel de protection a accru le stress de ces jeunes professionnels », explique l’ISNI. 

* Enquête réalisée en ligne auprès de 892 internes entre le 20 mars et le 11 mai 2020. 26 % sont internes en médecine générale, 13 % en médecine d’urgence et anesthésie et réanimation, 12 % en psychiatrie, 6 % dans une spécialité chirurgicale et 43 % dans une autre spécialité médicale

Coronavirus Internat
Source : lequotidiendumedecin.fr
NOUS VOUS RECOMMANDONS

Après le suicide de leur fille interne à Lyon, les parents d’Élise créent une association pour « refuser l’omerta, l’oubli et l’indifférence »

Réaffectation des internes contre le Covid-19 : des couacs et un manque de coordination dénoncés par des syndicats juniors

Covid-19 : annulation des concours, Vidal annonce des « mesures de soutien » aux étudiants

Crise à l’hôpital, temps de travail : les internes lèvent leur préavis de grève après le 14 février mais restent en alerte

— À lire sur www.lequotidiendumedecin.fr/internes/covid-19-un-interne-sur-deux-presente-des-signes-danxiete-un-sur-trois-fait-etat-de-stress-post

%d blogueurs aiment cette page :